L'HOMÉOPATHIE

Introduction

La pratique de l'homéopathie est un art difficile. Seule la parfaite connaissance de cette Matière Médicale associée à une recherche du (ou des) symptome(s) homéopathique(s) permet de découvrir le remède.

Il est donc illusoire de vouloir faire de l'homéopathie sans aucune connaissances biologiques et physiologiques de base.

ATTENTION, n'oubliez pas :

  1. Tout traitement homéopathique mal conduit entraîne au déséquilibre interne et donc à la maladie - bien qu'il y a aucune contre indication à la prise de substances homéopathiques - car ce sont des produits ayant une action sur l'organisme, sinon comment croire en une éventuelle guérison !?
  2. Aucun traitement homéopathique ne doit retarder un avis médical car
  3. L'homéopathie ne se substitue pas à la médecine "normale" mais elle la complémente.

Les rubriques suivantes :

Historique

HAHNEMANN Samuel Christian Frédéric (1755-1843) fondateur de l'Homéopathie

Déçu de la thérapeutique de son époque, il renonca à la médecine et traduisit de nombreux ouvrages scientifiques.

1796

"Essai sur un nouveau principe pour démontrer la valeur curatives des substances médicinales, suivi de quelques aperçus sur les principes admis jusqu'à nos jours" : L'intuition vient (à 41 ans) en traduisant un livre de Cullen (La "Materia Medica" qui faisait autorité à l'époque) sur les effets thérapeutiques d'une breuvage à base d'écorce de Quinquina (Amérique du Sud) sur les fièvres tropicales qui déclenchait des fièvres aussi chez l'homme sain !

1810

"L'Organon de l'Art de guérir" : bases de l'homéopathie.

1811 à 1821

"Matière Médicale Pure" recueil des pathogénies (6 volumes)

1828

"Traités des Maladies Chroniques" avec la définition des 3 "miasmes"

Il apporte :
  • La redécouverte du principe de similitude (énoncé par Hippocrate)
  • Une méthode rigoureuse : expérimentation des médicaments sur l'homme sain
  • Des procédés expérimentaux originaux : hautes dilutions, succussion, unicisme
  • La notion de terrain : spore, sycose, luétisme (et tuberculisme)
Il annonce les grands boulversements du XIXème siècle :
  • la méthode expérimentale de Claude Bernard
  • la méthode anatomo-clinique de Laennec
  • l'organicisme de Morgani modifié par Bichat
  • le pastorisme

LES PRINCIPES DE L'HOMEOPATHIE:

  1. La similitude (la croix de Hering)

  2. La dilution infinitésimale

  3. La dynamisation

  4. La notion de terrain

  5. Règles de prescription

LA LOI DE SIMILITUDE : "Similia similibus curentur"

En traduisant la Matière Médicale de Cullen, il fut frappé par les résultats paradoxaux du quinquina, capable de guérir les "fièvres" tropicales et également de provoquer ces mêmes types de fièvres chez l'homme sain :

La loi de similitude repose donc sur :

LA DILUTION INFINITESIMALE
est le corollaire de la loi de similitude :


Tableau de correspondance entre les dilutions hahnemanniennes et les dilutions korsakoviennes (à flacon unique) :

Les dilutions korsakoviennes
Les dilutions hahnemanniennes
6 K
4 CH
30 K
5 CH
200 K
7 CH
1.000 K
9 CH
10.000 K
15 CH
50.000 K
Pas de correspondance :
au-delà de la 30 CH
100.000 K

Abréviation :
C : dilution centimale
D : dilution décimale
H : dilution hahnemannienne
K : dilution korsakovienne

DYNAMISATION ou DIVISION

  1. Substances de départ
    1. Substances solubles :
      • Solvant (véhicule, support) aussi neutre que possible : eau ou alcool distillés
      • Teinture mère : macération de la substance de base végétale ou animale dans solvant
      • Produit lui-même (substance minérale) dans solvant
      • Succussion : agitation de la solution après chaque dilution (100 secousses minimum)
    2. Substances insolubles
      • Véhicule : le lactose
      • Trituration dans un mortier de la substance préalablement réduite en poudre avec du lactose
      • Après trois triturations centésimales successives, on passe alors aux dilutions en milieu liquide (comme pour les substances solubles)
  2. Echelle de dilution
    1. Décimale : basses dilutions
      • 1ère décimale (1 D ou 1 X) : 1 partie de substance active pour 9 parties de véhicule
    2. Centimale : moyennes et hautes dilutions
      • 1ère centésimale (1 C) : 1 partie de substance active pour 99 parties de véhicule
  3. Procédés de dilution
    1. Dilutions hahnemanniennes (lettre H) : seul procédé légal en France
      • technique à flacons séparés (autant de flacons que de dilution centésimale)
      • Premier flacon (1 CH) : 1 partie de substance de base pour 99 parties de véhicule
      • Deuxième flacon (2 CH) : 1 partie de cette 1ère CH pour 99 parties de véhicule
    2. Dilutions korsakowiennes (lettre K)
      • technique à flacon unique
      • après vidange de la 1ère CH, il reste grâce à l'adhérence aux parois du flacon, une certaine quantité de celle-ci
      • Dilutions suivantes : ajoût de 99 parties de solvant après viange du flacon
 

LA NOTION DE TERRAIN ET DE REMEDE DE FOND
Introduction / Psore / Luétisme / Sycose / Tuberculinisme

  1. Hahnemann a définit les 3 premières diathèses (ou miasmes) d'après l'expérimentation :
  2. Diathèse : composante réactionnelle d'un organisme sensibilisé vis-àvis d'un agent agresseur, dont l'ensemble réactionnel (organisme et agent morbide) se retrouve en similitude dans la pathogénie de certains remèdes dénomés pour cela remèdes diathésiques ou de fond.

  3. Les 3 "miasmes" (maladies chroniques) d'Hahnemann :

 

QUELQUES RÈGLES DE PRESCRIPTION :

Basse dilution 4 à 5 CH
Moyenne dilution 7 à 9 CH
Haute dilution 15 à 30 CH



Les Remèdes

  1. La définition du remède homéopathique est différente de celle du médicament "classique" :
  1. N'importe quelle substance obéissant aux techniques homéopathiques expérimentales peut devenir un remède homéopathique (1500 recencés dont 600 pathogénésies valables)
  1. La médecine "classique" n'est souvent vu sous que son côté "anti" (antibiotique, anti-inflammatoire cortisoné ou non, antipyrétique, antalgique, antidépresseur) standardisant chaque traitement - oubliant que la prévention, l'hygiène, la nutrition en font aussi partie. Elle utilise même des substances au 'comportement homéopathique' tel la digitaline (substance végétale traitant les troubles du rythme et qui à plus forte dose produit des troubles du rythmes cardiaques jusqu'au décès)


    Règne Minéral

    Ce sont les remèdes les plus importants (pathogénies très importante, profonde) couvrant la plupart des états chroniques et beaucoup d'états aigus

    Métaux : Métalloïdes :
    • groupe Ia : Alcalin (sodium et potassium surtout)
    • groupe IIa : Alcalino - terreux (magnésium, calcium, baryum)
    • groupe Va : phosphore, arsenic et composés
    • groupe VIa : soufre et composés
    • groupe VIIa : Halogènes (fluor, chlore, brome, iode et leurs composés)
    Sels : combinaison avec les bases et les acides Mélanges plus complexes, très particulier à l'homéopathie :
    Acides : combinaison avec l'hydogène
    • Hépar sulfur (mélange de fleur de soufre et de carbonate de chaux)
    • Causticum (mélange de chaux et de bisulfate de potassium)
    Ia Classification périodique des éléments VIIIa
    Gaz rares
    H IIa   IIIa IVa Va VIa VIIa He
    Li Be Métaux de transition B C N O F Ne
    Na Mg IIIb IVb Vb VIb VIIb VIII Ib IIb Al Si P S Cl Ar
    K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe <font fa

    Règne Végétal

    L'action est - en général - moins longue et moins profonde dans le temps (s'adressent plus volontiers aux états aigus, aux troubles sensoriels et fonctionnels)

    Champignons : AGARICUS, BOVISTA, SECALE CORNUTUM, USTILAGO

    Angiospermes ou plantes à fleurs
    Monocotylédones  
    • Liliacées : ALOE, ALLIUM CEPA, ALLIUM SATIVUM, VERATRUM ALBUM, colchique, échalote, jacinthe, laurier, lys, muguet, poireau, tulipe, yucca
    • Cypéracées vivent en milieu humide (marais, tourbière)
    • Céréales, palmiers, orchidées
    Dicotylédones dialypétales  
    • Renonculacées : ACONIT, ACTAEA RACEMOSA, HELLEBORUS NIGER, HYDRASTIS, PULSATILLA, STAPHYSAGRIA
    • Papavéracées : CHELIDONIUM, OPIUM, coquelicot, sanguinaria
    • Crucifères : IBERIS, LEPIDIUM, brocolis, chou, colza, cresson, moutarde, navet, radis
    • Rosacées : laurier-cerise, abricotier, amandier, cerisier, fraisier, poirier, pommier, prunier, reine-des-prés, rosier, ronce
    • Ombellifères : AETHUSA CYNAPIUM, ASA FOETIDA, CICUTA VIROSA, CONIUM, OENANTHE CROCATA, aneth, persil, celeri, coriandre, cerfeuil
    • Cucurbitacées : BRYONIA, coloquinte, courge, courgette, melon, pastèque, potiron
    • Papilionacées : haricot, trèfle, luzerne, fève, pois
    Dicotylédones gamopétales  
    • Composées : ARNICA, BAPTISIA, CINA, EUPATORIUM PERF., SOLIDAGO, artichaud, chicorée, chrysenthème, dahlia, pâquerette, laitue
    • Matricaires (genre de composé) : CHAMOMILLA
    • Solanacées : BELLADONA, HYOSCYAMUS, STRAMONIUM, aubergine, tomate, pomme-de-terre
    • Scrofulariacées : digitale pourprée, muflier, véronique
    • Primulacées : Kalmia latifolia (laurier de montagne), Rhododendron, primevère
    • Borraginées : myosostis (salpêtre)
    Dicotylédones anapétales sans pétales
    • Euphorbiacées : EUPHORBIA
    • Canabinées : chanvre et houblon
    • Platanées : platane
    • Polygonacées : RHEUM, poivre d'eau


    Règne Animal

    L'action est localisée (rarement en traitement de fond)

     

    Synthèse

    Les substances de synthèse biochimique :

    Les basses dilutions sont excitatrices
    Les moyennes dilutions sont freinatrices
    Les hautes dilutions sont équilibrantes

    • Hormones : THYROIDEA, FOLLICULINUM, LUETINUM,
    • Sécrétions de l'organisme
    • Médicaments

    Isopathiques

    Classement selon l'origine

    • Microbienne : STAPHYLOCOCCINUM, STREPTOCOCCINUM, COLIBACILLINUM, PARATYPHOIDINUM B ...
    • Sérums, vaccins, toxines, anatoxines, virus : AVIAIRE, TUBERCULINUM, DIPHTETOXINUM, B.C.G. (V.A.B.) ...
    • Sécrétions pathologiques : MEDORRHINUM, PSORINUM, LUESINUM ...
    • Auto-isothhérapie (humeurs pathologique du malade) : sang, urines, excrétions O.R.L. ...
    • PYROGENIUM : classé à part du fait de son origine (lysat des produits de dégradations provenant de l'autolyse de viande de boeuf) et de son importance en pathologie toxi-infectieuse

    Traitement

    Voici quelques fiches thérapeutiques pratiques :
    1. Angines
    2. Boulimie
    3. Cardio-vasculaire
    4. Comportement de l'enfant
    5. Dermatologie
    6. Fièvre
    7. Hiver
    8. Otites

    LES ANGINES

    1. ANGINES ERYTHEMATEUSES

    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    BELLADONA Froid, en avalant Chaud Soif intense
    APIS MELLIFICA Chaud Froid Oedème de la luette
    MERCURIUS SOLUBILIS Froid humide   Soif malgré hypersialorrhée. Douleur à la déglution irradiant à l'oreille. Langue humide gardant l'empreinte des dents
    PHYTOLACCA Froid humide, nuit Liquides froids Pharynx rouge sombre. Raideur du cou
    ARUM TRIPHYLLUM     Courbatures. Fièvre avec agitation ou grand abattement et délire
    AILANTHUS GLANDULOSA      
    GUAICUM Chaleur (humide), contact, mobilisation Froid, en mangeant des pommes  

    2. ANGINES PSEUDO-MEMBRANEUSES

    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    MERCURIUS CYANATUS     Fièvre peu élévée, état général vite altéré. Ulcérations avec nécrose. Dysphagie très intense. Syndrome toxi-infectieux rapide et grave. Grande asthénie
    MERCURIUS BI-IODATUS     Amygdalite gauche qui évolue de gauche à droite. Sinusite
    MERCURIUS PROTO-IODATUS     Amygdalite droite qui évolue de droite à gauche. Enduit jaune à la base de la langue
    KALI BICHROMICUM Froid    

    3. ANGINES A LATERALITE GAUCHE

    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    LACHESIS Chaleur sous toutes ses formes, nuit, matin, réveil Ecoulement, hémorragies Pharynx rouge sombre, vernissée. Soif
    SABADILLA Chaud Froid  
     

    4. ANGINES A LATERALITE DROITE

    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    LYCOPODIUM Chaleur sous toutes ses formes, nuit, matin, réveil En buvant chaud Peu de soif. Etat général peu altéré
     

    5. BAROMETRIE

    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    HEPAR SULFUR Froid Chaud  
    ACONIT NAPELLUS Froid sec    
    BARYTA CARBONICA Froid humide    
    DULCAMARA Froid humide    
     

    6. ANGINES RECIDIVANTES

    Remèdes de terrain
    BARYTA CARBONICA
    CALCAREA CARBONICA
    DULCAMARA
    THUYA
    SILICEA
    LYCOPODIUM
    SULFUR IODATUM

    Fièvre

    16 principaux remèdes de la fièvre (les 5 premiers sont d'indication extrêment fréquente)
    ACONIT NAPELLUS / BELLADONA / FERRUM PHOSPORICUM / BRYONIA / GELSENIUM
    APIS MELLIFICA / RHUS TOXICODENDRON / EUPATORIUM PERFOLIATUM / CHAMOMILLA
    ARSENICUM ALBUM / PULSATILLA / CHINA / NUX VOMICA / ARNICA / CINA / PYROGENIUM

    1. ACONIT NAPELLUS
      • souvent après une exposition au froid sec
      • sujet aux réactions sthéniques
      • apparition extrêment brutale d'une fièvre élevée (frissons)
      • soif intense d'eau froide
      • grande anxiété avec agitation et peur de la mort
      • pouls plein, accéléré et tendu
      • face rouge qui pâlit en s'asseyant
      • aggravation dans une chambre chaude et vers minuit
      • les sueurs sont résolutives (disparition des symptomes de fièvre)
      • 4 à 15 CH toutes les 2 heures pendant le temps indiqué

    2. BELLADONA
      • après une exposition au froid vif et sec, après avoir eu froid à la tête ou trop chaud (insolation)
      • sujet habituellement en bonne santé
      • fièvre brusque qui s'élève rapidement (frissons)
      • tous les signes d' inflammation congestive et de spasmes
      • malade abattu avec parfois un délire violent (hallucination)
      • la face est pâle couchée et rougit en s'asseyant
      • céphalée pulsatile, mydriase, photophobie
      • sueurs chaudes prédominant à la face
      • soif variable mais la déglutition est très douloureuse
      • pouls plein, rapide, bondissant et dur
      • aggravé par la lumière, le bruit, la moindre secousse, le toucher, le mouvement et la position allongée
      • amélioré par les applications froides, le repos assis, dans une chambre chaude
      • 7 à 15 CH toutes les heures ou toutes les 2 heures et rapidement espacées selon l'amélioration

    3. FERRUM PHOSPORICUM
      • sujet plutôt asthénique
      • fièvre ne dépassant pas 39°C
      • alternance de pâleur et de rougeur au visage
      • les sueurs ne soulagent pas
      • pouls rapide, plein mais mou
      • souvent phénomènes hémorragiques (épistaxis) et une
      • congestion locale (surtout otite, trachéite, bronchite, entérite)
      • 4 à 7 CH toutes les heures ou toutes les 2 heures (15 CH dans les infections intestinales
     
    1. BRYONIA
      • inflammation aiguë d'apparition progressive
      • fièvre est précédée d'un frisson avec
      • soif vive pour de grandes quantités d'eau froide à de longs intervalles
      • grande sécheresse des muqueuses
      • céphalée avec face rouge (sensation que la tête va éclater)
      • sueurs acides et huileuses
      • aggravation par le moindre mouvement (même celui des globes oculaires), la toux, les éternuement, la respiration
      • amélioration par le repos absolu (immobile dans son lit)
      • 4 à 7 CH toutes les heures ou toutes les 2 heures

    2. GELSENIUM
      • état adynamique
      • sujet faible, profondément atteint (prostré, abruti)
      • fièvre souvent élevée en plateau
      • frisson le long du rachis avec tremblements
      • châleur brulante surtout à la face
      • sueurs abondantes et épuisantes
      • PAS DE SOIF
      • 5 à 9 CH toutes les 2 ou 3 heures espacées selon l'amélioration

    3. APIS MELLIFICA
      • apparition brutale, plutôt en plateau
      • alternance de sueurs avec des périodes sèches
      • inflammation locale comme par exemple la
      • pharyngite avec oedème rosé ou rouge (la luette pend comme un battant de cloche semi-transparent)
      • avec des douleurs piquantes et brûlantes améliorées par le froid
      • possible céphalée violente avec état de stupeur (pouvant aller jusqu'au coma)
      • congestion de la face avec agitation de la tête qui roule d'un côté de l'autre
      • aggravation par la chaleur
      • JAMAIS DE SOIF
      • 4 à 15 CH fréquement répétées et rapidement espacées selon l'amélioration

    4. RHUS TOXICODENDRON
      • adynamique au cours de maladies infectieuses graves (avec agitation, délire doux, stupeur ou tremblement)
      • frisson comme si on était plongé dans l'eau froide
      • toux sèche exaxerbée en sortant simplement les mains du lit
      • soif en particulier de lait froid
      • courbatures obligeant à changer constament de position qui n'améliore que provisoirement (agitation)
      • sueurs - sauf au niveau de la face et de la tête - qui soulagent
      • souvent poussée d'herpès
      • triangle rouge à la pointe de la langue
      • 5 à 7 CH toutes les heures et espacées selon l'amélioration

    5. EUPATORIUM PERFOLIATUM
      • accès fébrile au cours d'affections saisonnières (type "état grippal") :
      • fièvre avec frissons en particulier dès que l'on se découvre
      • soif vive
      • coubature osseuse, musculaire et articulaire, généralisée, violente
      • souvent périodique (le matin de 7 à 9 heures, tous les 3 ou 7 jours)
      • possible coryza, douleurs sinusiènnes, douleur laryngée avec enrouement, douleur thoracique, langue saburrale, vomissements après avoir bu, toux sèche améliorée à genoux la tête dans l'oreiller
      • 7 à 15 CH toutes les heures et espacées selon l'amélioration

    6. CHAMOMILLA
      • suite de coup de froid, d'une colère ou d'une poussée dentaire
      • souvent inflammation de la sphère O.R.L., dentaire ou intestinale
      • apparition brusque d'une fièvre souvent élévée, précédée de frissons, SANS SOIF puis
      • chaleur moite puis sueurs chaudes et très abondante particulièrement de la face et de la tête s'aggravant en dormant
      • soif très vive pour de l'eau froide aux stades chaleur et sueurs
      • sujet extrèmement agité, de mauvaise humeur, coléreux, hypersensible surtout à la douleur mais aussi à la moindre contrainte ou contrariété
      • aggravation la nuit (surtout 21h à minuit)
      • amélioration lorsque l'enfant est porté dans les bras
      • (7 à) 15 CH répétées très fréquement et espacées rapidement selon l'amélioration

    7. ARSENICUM ALBUM
      • remède d'état grave
      • après avoir pris froid (bain froid), suite d'intoxication alimentaire ou au cours d'une maladie infectieuse grave (anergisante ou piqûre septique)
      • stades de la fièvre mal marqués sauf le stade de chaleur (véritable sensation de brûlure avec sueurs froides visqueuses intenses)
      • frissons avec froid intense, besoin d'être très couvert
      • très grand besoin de chaleur et d'air frais dans les affections respiratoires
      • grande soif d'eau froide en petites quantités à de fréquents intervalles souvent rapidement vomie
      • alternance d'agitation et de prostration
      • anxiété avec peur de la mort (peur de la solitude chez l'enfant)
      • aggravation entre minuit et 3h du matin
      • souvent périodicité des troubles
      • 7 à 5 CH toutes les 4 heures en espaçant rapidement selon l'amélioration

    8. PULSATILLA
      • remède d'état subaigu tendant à la chronicité (souvent au début ou à la fin des maladies infectieuses)
      • fièvre peu élevée avec instabilité thermique et circulatoire
      • frilosité générale (avec sensation erratiques de froid à certains endroits et de chaleur à d'autres, frissons même dans une pièce chaude)
      • sueurs souvent unilatérales
      • aggravation par la chaleur, en se découvrant
      • besoin d'air frais
      • ABSENCE DE SOIF
      • 4 à 7 CH répétées 3 à 4 fois par jour

    9. CHINA
      • états infectieux à forme périodique
      • sujets faibles, souvent anémiés
      • stades de la fièvre sont bien marqués, périodicité nette (1 jour sur 2)
      • frissons parfois précédés d'agitation, de céphalée avec désir d'être couvert, sans soif
      • stade chaleur souvent intense (se découvre)
      • sueurs profuses avec soif
      • 4 à 9 CH répétées 3 à 4 fois par jour

    10. NUX VOMICA
      • suite de coup de froid (le moindre courant d'air suffit)
      • sujet sthénique, séentaire, intoxiqué, hypersensible et irritiable
      • appartion brusque de la fièvre
      • frissons constant
      • aggravation par la moindre sensation de froid, en se découvrant, par le moindre mouvement
      • non améliorés par la chaleur ou en se couvrant
      • persistance de l'hypersensiblité au toucher, au bruit, au froid, aux courants d'air et de l'irritabilité
      • 4 à 15 CH répétées toutes les 2 heures et espacées rapidement selon l'amélioration

    11. ARNICA
      • suite à un traumatisme, un surmenage physique, intellectuel ou dans le cadre d'un état infectieux adynamique
      • fièvre élevée avec
      • tête et face rouges et chaudes alors que le
      • reste du corps est froid
      • sensation générale de meurtrissure avec agitation car aucune place n"est bonne, le lit parait dur
      • parfois délire
      • 7 à 15 CH répétées toutes les 2 heures en espaçant rapidement selon l'amélioration

    12. CINA
      • au cours d'une parasitose intestinale ou d'une poussée dentaire
      • sujet insupportable, de mauvaise humeur, qui ne supporte pas que l'on le regarde, qu'on l'approche ou que l'on touche
      • fièvre avec faim, langue propre, face pâle et sueurs froides
      • périodicité (tous les jours vers 13h)
      • 15 CH répétées fréquement en présence des signes psychiques et rapidement espacées selon l'amélioration

    13. PYROGENIUM
      • remède d'infection grave (locale ou générale) avec tendance suppurative et extensive (voire septicémique)
      • frisson commence souvent entre les épaules, se généralise et est ressenti dans les os
      • dissociation entre la température et le pouls (qui est soit trop lent ou trop rapide)
      • sueurs - froides, visqueuses, fétides, plus abondante à la tête, à la face et aux mains - ne font pas baisser la température
      • toutes les sécrétions et excrétions et même l'haleine sont fétides
      • sujet prostré, anxieux, agité mentalement et physiquement
      • sensation d'endolorissement général avec sensation que le lit est dur (besoin de changer de position)
      • 7 à 9 CH toutes les 4 heures en espaçant rapidement selon l'amélioration

    LES OTITES

    A. OTITES MOYENNES AIGUES
    1. OTITE CONGESTIVE
    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    ACONIT NAPELLUS 23 heures   Souvent suite de froid sec
    BELLADONA Toucher, contact, couché tête basse Applications chaudes, assis Apparition et disparition brusque de la douleur par vagues.
    FERRUM PHOSPHORICUM   Applications froides Début progressif, douleur modérée, tendance à la suppuration. Spécifique de l'otite moyenne aiguë
    APIS MELLIFICA Par le froid Par le froid Début violent, tympan rosé, oedématié
    CHAMOMILLA Par le froid Porté et promené En cours d'une poussée dentaire
    2. OTITE COLLECTEE
    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    ARSENICUM ALBUM 1 à 3 heures Chaleur, applications chaudes Cris, agitation
    LACHESIS MUTUS Chaleur Ponction Psychisme d'abandon
    PYROGENIUM      
    3. OTITE PERFOREE
    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    ARSENICUM ALBUM     Ecoulement clair, peu abondant, très irritant et fétide. Tendance aux rechutes. Cicatrisation et consolidation difficiles. Alternance d'agitation anxieuse et d'abattement. Allergie.
    AURUM METALLICUM     Ecoulement jaune vert, fétide, douloureux. Souvent à gauche. Asthme par temps humide.
    HEPAR SULFUR Froid   Otite suppurée à répétition avec grande sensibilité au courant d'air, au froid.
    LACHESIS MUTUS Chaleur    
    CAPSICUM Froid Chaleur, en mangeant Sensibilité mastoïdienne au toucher. Otalgie pendant la toux. Pas de fièvre
    SIEGIESBECKIA     En dilution basse (3X à 4 CH)
    AETHIOPS ANTIMONIALIS     En dilution basse (3X à 4 CH)
    TELLERIUM     Suppuration fétide, irritante au méat avec atteinte
    ELAPS     Otorrhée jaune-verdâtre, fétide. Surtout à droite
    KALI BICHROMICUM     Otorrhée visqueuse, filante, translucide ou jaune versâtre
    PULSATILLA   Grand air Otorrhée jaunâtre, épaisse, non irritante
    KALI SULFURICUM     Idem
    MERCURIUS SOLUBILIS     Otorrhée purulent, durable de l'oreille moyenne
    PYROGENIUM     Toujours indiqué en 9CH
    PARATYPHOIDINUM B     Otite avec état infectieux sévère, adynamie, otorrhée et diarrhée dominante
     
     
    4. OTITE PHLYCTENULAIRE
    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    RHUS TOXICODENDRON   Application chaude Vésicules caractéristique. Tympan rouge et brûlant
    CANTHARIS     Douleur particulièrement brûlante

     

     
    B. OTITES SERO-MUQUEUSES
    1. REMEDES D'ACTION TUBAIRE ELECTIVE
    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    KALI MURIATICUM Froid humide   Exsudats fibrineux, rhinorhée blanche-grisâtre épaisse, visqueuse
    MERCURIUS DULCIS La nuit et aux températures extrèmes   Catarrhe tubaire aigü
    MANGANUM Temps froid, humide, venteux    
    PETROLEUM     Hypoacousie, acouphènes, frilosité extrème
    ASARUM     Irritable, hypersensible aux bruits
    2. REMEDES D'ADENOIDITES ET D'ECOULEMENT RHINOPHARYNGE
    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    HYDRASTIS      
    KALI BICHROMICUM      
    KALI SULFURICUM      
    PULSATILLA     Hypoacousie come si l'oreille était bouchée
    CORALLIUM RUBRUM      
    3. REMEDES DE TERRAIN
    Remèdes Aggravation Amélioration Caractéristiques
    CALCAREA CARBONICA      
    BARYTA CARBONICA      
    THUYA     Récidives, surcharge médicamenteuse
    SILICEA     Ecoulement suppurés
    GRAPHITES     Tympans cicatriciels
    CALCAREA FLUORICA     Dépots de calcaire cicatriciels
    CAUSTICUM     Tympans rétractés et scléreux
    AVIAIRE      
    POUMON HISTAMINE     Si allergie dominante

    Attention aux remèdes suivants en cas d'otites aiguës : PUSATILLA, MERCURIUS SOLUBILIS, HEPAR SULFUR, DROSERA, LYCOPODIUM, SULFUR en basse dilution et SULFUR IODATUM en basse dilution.

    Accueil